70 ans d’un insufflateur qui sauve des vies

Depuis 1956, l’Ambu Bag accompagne les professionnels de santé partout dans le monde.

Une invention née en 1956

Né de la vision du Dr Holger Hesse et du Dr Henning Ruben, l’Ambu Bag est le premier insufflateur manuel auto-gonflant portable au monde.

Une innovation qui a changé durablement la prise en charge des urgences respiratoires.

UNE ICÔNE MONDIALE

 

  • Présent dans les hôpitaux, ambulances, champs de bataille
  • Utilisé par des médecins réels et fictifs
  • Devenu un nom universel : “un Ambu”

 

AmbuBag Academy

 

Un nouveau souffle dans la ventilation manuelle ! Le programme de formation Ambu Bag Academy vous permettra de rafraichir et d’approfondir vos connaissances sur les insufflateurs manuels. Fort de70 ans d’expérience en la matière, Ambu se met à votre disposition. Notre équipe terrain vous forme et vous fournit les supports afin que vous puissiez transmettre toutes ces informations à vos équipes. Tout est personnalisable, c’est vous qui choisissez les thèmes qui ont de la valeur pour vous et vos collègues :

 

  • Risques liés à la ventilation manuelle
  • Valve de surpression : quel intérêt ?
  • Monitorage de la pression insufflée
  • Pression expiratoire positive sur un insufflateur manuel
  • Nouvelles normes ISO
  • Zoom sur l’Ambu SPUR II
  • Anatomie d’un Ambu

 

Qui de mieux qu’Ambu, inventeur de l’insufflateur manuel, pour vous offrir cette formation ?
  

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L’histoire de l’Ambu Bag

 

Près de vingt ans avant l’invention du premier insufflateur manuel auto-remplisseur au monde, le Dr Holger Hesse fonde Testa-Laboratorium — qui deviendra plus tard Ambu — en 1937.

Fidèle aux valeurs actuelles d’Ambu, Hesse développe alors des produits capables de faire une vraie différence pour les patients et les médecins. Parmi eux, l’hémomètre Sicca est le premier dispositif permettant aux praticiens libéraux de mesurer le taux d’hémoglobine sans avoir à envoyer l’échantillon à un laboratoire externe.

L’hémomètre Sicca connaît un véritable succès grâce à son caractère innovant, sa facilité d’utilisation et sa qualité — et il pose les bases de la future invention phare de l’entreprise.

En 1953, Hesse rencontre l’anesthésiologiste Dr Henning Ruben. Ensemble, ils inventent l’insufflateur Ambu® Bag™, lancé en 1956 et qui révolutionne instantanément la réanimation. Cette avancée majeure est le premier dispositif portable d’insufflation manuelle, auto-remplisseur, ne nécessitant ni batterie ni apport en oxygène.

Il reste aujourd’hui un équipement incontournable dans les hôpitaux et les services d’urgence.

Une révolution dans la ventilation

 

Au moment de son invention, le Danemark est l’un des pays européens les plus touchés par l’épidémie de poliomyélite.
D’après le Dr Christine Ball, anesthésiste à l’Alfred Hospital de Melbourne et professeure associée à l’Université Monash, les hôpitaux devaient alors compter sur des étudiants en médecine, des brancardiers ou même des proches pour ventiler manuellement les patients 24 h/24. Les insufflateurs de l’époque nécessitaient tous une source d’oxygène.

Les choses empirent lorsqu’une grève des chauffeurs poids lourds bloque l’approvisionnement en oxygène dans les hôpitaux danois.

« Ils ont dû très rapidement trouver un moyen de ventiler les patients sans oxygène », explique Ball, autrice d’un article d’histoire dans chaque numéro de Anaesthesia and Intensive Care depuis 30 ans et Lauréate 2020 du Wood Library-Museum of the History of Anesthesia, sa plus haute distinction.

C’est là qu’Ambu intervient.

« Henning Ruben a eu l’idée d’utiliser des rayons de bicyclette à l’intérieur du ballon pour qu’il reprenne sa forme automatiquement. C’est l’origine du ballon auto-remplisseur », raconte Ball.
« L’idée était brillante et simple : on pouvait comprimer le ballon pour ventiler le patient avec de l’air ambiant, puis le ballon se regonflait seul en aspirant l’air ambiant. Cela a véritablement révolutionné les techniques de ventilation, en particulier pour le grand public et dans les scénarios de réanimation. »

L’évolution de la réanimation

 

Ball rappelle que les pratiques de réanimation dans le grand public remontent au XVIIIᵉ siècle, avec la création de sociétés de sauvetage. La première naît à Amsterdam, où les nombreux canaux provoquent un nombre élevé de noyades.

« Ils cherchaient des moyens de réanimer les victimes, et le bouche-à-bouche n’était pas très agréable à pratiquer sur des victimes étant resté dans l’eau », raconte-t-elle. « Ce n’était pas très populaire. »

Cela conduit rapidement à l’idée d’utiliser des soufflets de cheminée. On pompait alors de l’air dans le nez ou la bouche des victimes, une technique considérée comme efficace… jusqu’en 1832, lorsque la Royal Humane Society cesse de la recommander.

Mal utilisés, ces soufflets généraient une pression trop élevée, perforant les poumons et provoquant des décès. Ils continuent toutefois d’être employés dans les hôpitaux, où les médecins maîtrisaient mieux la pression à appliquer.

Plus tard au XIXᵉ siècle, une version « en accordéon » gagne en popularité et sera largement utilisée durant la Seconde Guerre mondiale.

« Ils fonctionnaient comme un accordéon de piano », explique Ball.
« Cela impliquait de tirer et pousser, un mécanisme assez compliqué : il fallait pouvoir aspirer l’air puis le pousser vers le patient sans qu’il s’échappe. »

De nombreux soufflets et insufflateurs apparaissent dans les années 1950 et 1960, mais ils sont jugés encombrants, fatigants en usage prolongé et deviennent largement obsolètes avec l’invention du ballon auto-remplisseur.

En 65 ans, aucune innovation n’a encore supplanté l’Ambu Bag — pour plusieurs raisons : sa taille, sa portabilité, sa simplicité, sa disponibilité et surtout son fonctionnement sans source d’oxygène.

« Vous pouvez emporter ce dispositif d’urgence très simple et fournir une réanimation adéquate n’importe où », dit Ball.
« C’est ce qui a été réellement révolutionnaire. En zone de guerre, par exemple, vous pouvez ventiler sans oxygène. Et à l’hôpital, cela permet d’en avoir sur les chariots d’urgence, utilisables par presque tout le monde sans formation approfondie. »

Les hommes derrière le ballon

 

Hesse naît en 1900 à Berlin. Jeune adulte, il part aux États-Unis suivre une formation spécialisée chez General Electric. À son retour en Allemagne, il obtient un doctorat d’ingénierie. De descendance juive, il fuit l’Allemagne nazie en 1935 pour s’installer au Danemark.

On lui attribue l’idée d’utiliser de la mousse expansible auto-rétractable pour remplacer les rayons de bicyclette dans le premier prototype du Ballon Ambu. Ses principes fondateurs — innovation, engagement, soin du patient — guident encore Ambu aujourd’hui.

Ruben, né en 1914 à Copenhague dans une famille juive orthodoxe, est un homme aux multiples talents : membre de l’équipe danoise d’escrime, danseur professionnel, magicien, mentaliste, dentiste, médecin et inventeur.

Lors de l’occupation nazie du Danemark, Ruben s’enfuit de nuit sur un bateau de pêche vers la Suède, où il étudie deux ans pour devenir dentiste. Il rentre au Danemark en 1945 et obtient son diplôme de médecine en 1946.

En 1953, Ruben met au point un aspirateur léger actionné au pied. Le produit est commercialisé par Ambu, ce qui scelle la rencontre entre Hesse et Ruben.

La suite appartient à l’histoire.

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